Boundaries
Entrevues

Quand l’ascension est le seul chemin possible

Le rendez-vous a été pris après un bref échange de messages textes. J’étais convié à ce qu’ils appellent leur quartier général, un appartement en plein cœur du quartier Saint-Roch. Arrivé sur place, je remarque, laissée à l’abandon sur le patio, une chaise de sauveteur semblable à celles qu’on voyait dans la série Alerte à Malibu, vestige d’un spectacle beach party tenu à guichet fermé quelques mois plus tôt, à L’Anti Bar & Spectacles. La porte s’ouvre et on m’accueille dans une cuisine au fond de laquelle s’entremêlent souliers, morceaux de batteries et autres instruments de musique. «Comme tu peux voir, on arrive d’une fin de semaine de shows…» me dit Louis, guitariste du groupe, m’invitant à passer à la salle à manger pour discuter avec le reste de la bande.

Rencontre avec Boundaries, un groupe aux ambitions claires et à la démarche pragmatique.

En avril 2016 vous nous arriviez avec un premier LP intitulé Quarter Life Crisis et depuis, les dates de spectacle s’enchaînent à un rythme soutenu. Comment décririez-vous un show de Boundaries à quelqu’un qui n’en a jamais vu?

Tout peut arriver! On peut aller jusqu’à se grimper dessus en jouant. Tout le monde lâche son fou et on ne sait jamais à quoi s’attendre. Un peu comme si au zoo, on lâchait lousse tous les singes du même coup. Les éléments se déchaînent et ça devient un gros party dans lequel personne ne se prend au sérieux. Notre but est simplement de jouer nos tounes le mieux possible pour donner notre meilleur show à chaque fois et je pense qu’on le fait bien. La réponse est là, toujours positive, et on continue de booker toujours plus de shows.

Parlant de faire toujours plus de spectacles, 2017 a été une belle année pour vous. Ça a été une surprise ou vous vous y attendiez?

Un peu les deux. En fait c’est un chemin obligé. On est toujours content d’en faire plus mais on a aussi continuellement envie d’en faire davantage. En 2017 seulement on aura donné 40 concerts aux quatre coins de la province. Mais là où on a vraiment été surpris c’est au show beach party qu’on a fait à L’Anti Bar & Spectacles en juillet dernier, dans le cadre du Festival d’Été de Québec. On a remplit la place. Plusieurs personnes n’ont d’ailleurs pas pu entrer. On avait un lifeguard sur scène, Oli (bassiste) a joué tout le show en wetsuit, quelqu’un s’est promené en bateau gonflable sur la foule. On est reparti de là en se disant «Wow, est-ce qu’on vient vraiment de faire ça?!».

Depuis 2014, on a eu droit à la sortie d’un EP (Rock Bottom), d’un LP (Quarter Life Crisis) et vous dites avoir fait 40 spectacles en 2017 seulement, tout ça de manière complètement indépendante. Est-ce par choix que vous adoptez la démarche DIY?

En quelque sorte, oui. C’est certain qu’on a approché certaines agences ou labels, mais en même temps on ne veut pas attendre après les autres pour faire ce qu’on a à faire et surtout, on veut garder nos droits et faire les choses à notre manière. De plus, au fil du temps on s’est fait de bons amis qui sont éventuellement devenus de bons alliés alors les choses se font d’elles même. Je pense entre autres à Get The Shot ou à Ghostblade avec qui on a fait quelques dates durant la dernière année. En fait la scène au Québec est en pleine effervescence et tout le monde cherche à s’aider alors oui c’est DIY, mais on est loin de travailler seul.

Si on veut vous voir en spectacle au Québec avant la fin de 2017, où doit-on aller?

Nous sommes présentement sur la tournée d’adieu de The Hunters. Le 17 novembre on sera avec eux aux Katacombes, à Montréal, dans le cadre de M pour Montréal. C’est la première fois qu’on participe à cette vitrine et nous sommes vraiment contents d’y prendre part. On a un bon fanbase là-bas et évidemment, The Hunters aussi alors on s’attend vraiment à un gros show. De plus, sachant qu’il y aura probablement des gens de l’industrie dans la salle et qu’on sera observé, on a vraiment l’intention de tout donner! Ensuite, le lendemain on sera au Cabaret de la Dernière Chance, à Rouyn-Noranda, toujours avec The Hunters. Ce sera la première fois qu’on joue à Rouyn-Noranda, mais ceux qui y sont allé avant nous nous on bien averti de nous attendre à ce que ça brasse pas mal. Cette ville-là a la réputation d’avoir un public plutôt festif donc on a vraiment hâte d’y jouer. Après, on sera à Québec le 21 décembre, à L’Anti Bar & Spectacles, pour un show semblable au beach party de juillet dernier mais cette fois en version Party de Noël et le 30 décembre on sera à Drummondville.

Vous semblez vraiment être sur une belle lancée, comment entrevoyez-vous la suite des choses pour 2018?

On a encore beaucoup d’idées et de projets pour l’avenir! En fait l’objectif ultime est d’aller jouer en Europe au cours de 2018. Pendant longtemps on voyait ça plutôt comme un rêve, mais les choses se concrétisent et on se rend compte que ce serait la suite logique de notre parcours. On ne peut pas en dire beaucoup plus pour l’instant, mais oui, on planche actuellement sur le projet et on a de bonnes raisons de croire que ça va se produire. Évidemment, on continuera aussi à rouler notre bosse partout au Québec en faisant ce qu’on fait le mieux, donner des shows imprévisibles et s’amuser avec le plus de monde possible, au plus d’endroits possible!

Prochaines dates de concert:

17 novembre @ Coop Katacombes, Montréal
18 novembre @ Cabaret de la Dernière Chance, Rouyn-Noranda
21 décembre @ L’Anti Bar & Spectacles, Québec
30 décembre @ La Sainte Paix, Drummondville

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