Chocolat
Entrevues

Chocolat – Le calme avant la tempête

Chocolat, c’est notre groupe du mois de décembre! Notre collaborateur Alexandre Craigh s’est entretenu avec les membres de la formation montréalaise.

Vous annoncez trois derniers show avant de prendre une pause. En général, lorsqu’un groupe fait ce genre d’annonce, ça donne lieu à deux possibilités:

a) Le band est à boutte et le show risque d’être tout croche

b) Vous êtes nostalgiques et vous avez hâte de faire ce show «pour une dernière fois». Vous allez donc tout donner, comme s’il n’y avait pas de lendemain.

Ces shows à L’Esco et au Minotaure se rapprocheront de quelle option?

Christophe Lamarche-Ledoux: Aucune des deux. Si l’on devait répondre par l’une ou par l’autre, ça serait très mauvais signe. Le groupe est toujours en pleine forme et se lance dans du nouveau matériel au moment où l’on se parle.

Depuis la sortie de votre album Rencontrer Looloo, vous avez: gagné un Félix et un Lucien (GAMIQ) pour l’album rock de l’année, fait des tournées partout en Amérique et en Europe, hangé-out avec un demi-Dieu hermaphrodite extraterrestre (Looloo), une maison a brûlé… Avec toutes ces péripéties, qu’est-ce qui explique que l’on ne vous a pas encore vu à TLMEP?

Emmanuel Ethier: Le rock est mort et je suppose que nous ne sommes pas assez plates.

Jimmy Hunt: Et ils font jouer notre musique depuis 2007 au retour des pauses. En fait, c’est peut-être parce que TLMEP, ce n’est pas tout l’monde. Et tant mieux!

Certains membres de Chocolat vivent de leur musique à temps plein et d’autres ont des vies de famille avec des emplois de jour. Qui est jaloux de qui?

Guillaume Ethier: Le cours que je donne le lundi commence à 14 h, ce qui est assez rock’n’roll comme horaire. Par contre, je dois mettre des vêtements propres pratiquement tous les jours, ce qui est considérablement moins rock, si j’ai bien compris. Semi-jaloux au mieux.

Jimmy Hunt: Je pense qu’on a tous quelque chose à s’envier. C’est comme ça entre demi-dieux.

Vous n’avez pas sorti de vidéoclip depuis l’orgasmique «Ah ouin» réalisé par Jonathan Robert. La pression est trop forte? Vous ne croyez pas être en mesure de surpasser ce chef-d’œuvre?


Christophe Lamarche-Ledoux: Ce n’est pas facile faire un bon clip. D’ailleurs, la plupart sont assez nuls. C’est plutôt complexe d’exister en vidéo alors que nos skills sont essentiellement musicaux. On avait pensé demander à Jodorowsky, puis on s’est rappelé que nous n’avions pas une cenne!

Emmanuel Ethier: On n’aime pas trop les clips et nous n’avons pas eu de subventions.

Plus tôt cette année, un incendie a ravagé la maison d’Emmanuel Éthier. Quelle est sa plus grande perte?

Emmanuel Ethier: Mon coat de jeans et mes factures pour les impôts.

Le père d’Emmanuel, Pierre Éthier, est à notre connaissance le seul septuagénaire qui fait du body surfing. Outre son omniprésence à l’Esco, serait-il possible d’en savoir un peu plus à propos de ce personnage légendaire?


Emmanuel Ethier: Discutez un peu avec lui, il vous racontera sa vie… et la mienne en extra! Mon père, c’est un peu le pire cauchemar de GY!BE (Godspeed You! Black Emperor). La mythologie et le mystère, ça le fait pas trop tripper.

Jimmy Hunt: Son secret, c’est les pois chiches.

À toutes les fois que Chocolat annonce une pause, on craint le pire. Est-ce que l’on doit s’en faire cette fois-ci?

Emmanuel Ethier: Absolument pas. Après tout, nous sommes seulement un groupe de musique.

Jimmy Hunt: Nous entrons en studio en janvier 2018, ce n’est donc pas la dernière fois que vous entendez parler de nous!


EN SPECTACLE


7 décembre @ L’Esco, Montréal (avec Fountain) · Billets
8 décembre @ L’Esco, Montréal (avec Slight) · Billets
9 décembre @ Minotaure, Gatineau (avec Corridor) · Billets

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