The Sainte Catherines
Entrevues

Le Délüge – Une inondation musicale à Jonquière

Les amateurs de punk rock sont invités à suivre la vague du Délüge les 14 et 15 septembre prochains en plein coeur du centre-ville de Jonquière. Pour la deuxième édition, les organisateurs de ce jeune festival accueilleront pas moins de 37 groupes, dont 8 de la région, dans les 4 salles de spectacle situées dans le même quadrilatère. Les 500 festivaliers attendus pourront partager leur amour de la musique alternative et de leur région dans une ambiance survoltée et clôturer en force la saison des festivals dans la province!

Afin d’en apprendre plus sur Le Délüge, nous nous sommes entretenus avec son président, Sébastien Lavoie, un Saguenéen passionné de musique et de son coin de pays.

Comment est né Le Délüge?

Un moment donné, un de mes amis est arrivé avec cette idée d’organiser un festival de musique dans notre région. C’est un projet qu’on a traîné longtemps et est venu un moment où on s’est dit «Go! On y va!» et c’est comme ça qu’est né l’année dernière Le Délüge. C’est vraiment notre passion pour le punk rock qui a fait qu’on s’est rassemblés pour l’avoir notre propre festival! Au final, nous sommes donc onze vieux chums qui administrent l’événement.

Aviez-vous de l’expérience quant à la gestion et l’organisation d’un festival avant la première édition?

Non! J’avais déjà organisé des petits spectacles, mais rien de gros comme ça. On est vraiment partis de zéro de ce côté-là. J’ai écrit à Hugo Mudie du Pouzza Fest, le festival punk de Montréal, afin d’avoir des conseils. Il m’a dit: «J’ai quelque chose de mieux que ça, je vais embarquer avec vous autres!» Donc dès le début, je l’appelais dès que j’avais des questions. Je voulais bien faire ça, que tout soit parfait et il m’a mené vers le droit chemin.

Quel est votre objectif avec Le Délüge?

On veut faire revivre le centre-ville de Jonquière le temps d’un week-end et aussi faire tourner l’économie locale, d’autant plus que c’est une période plutôt morte en septembre dans notre région. C’est important aussi pour nous que les commerces embarquent dans notre aventure. On a plusieurs partenaires, comme les microbrasseries La Voie Maltée, Riverbend et Hopera, qui nous permettent de mettre de l’avant les produits locaux au festival.

Aussi, on veut faire sortir les gens qui comme nous tripent sur la musique, mais qui ne peuvent pas toujours aller voir des spectacles, parce qu’ils ont des enfants par exemple. On les invite à venir triper et raviver leur flamme avec nous le temps d’une fin de semaine. Et qui sait, peut-être leur donner le goût d’aller voir d’autres spectacles dans la région ou à l’extérieur!

Pourquoi avoir choisi Jonquière comme terre d’accueil pour votre festival?

On est pratiquement tous natifs de cette ville-là, et on voulait faire découvrir notre centre-ville aux autres. On veut la revoir vivante comme quand on y traînait étant jeunes. Aussi, on habite encore tous là. D’ailleurs, je reste à trente secondes du site, je suis vraiment ancré dans le festival. L’année dernière, toute l’équipe et les groupes de musique sont venus manger dans ma cour! C’est beaucoup plus intime comme ambiance et ça nous permet de nous démarquer des plus gros festivals, comme ceux de Québec ou de Montréal. Les gens du Saguenay ont la réputation d’être le fun, ça rend le tout joyeux. En plus, cette année, on va servir de la tourtière! On assume totalement notre côté régional!

Quels défis rencontre-t-on lors de l’organisation d’un festival en région?

La communication avec les bands quand on commence à travailler sur la programmation. Parfois, on n’a même pas de réponse! On en est à nos premières éditions et y’en a qui se demandent: «C’est quoi ça, Jonquière?» C’est pas mal le seul défi que l’on rencontre en étant éloignés!

C’est votre deuxième édition. Qu’est-ce que vous avez retenu de votre première année?

On a appris que le travail d’équipe est primordial et qu’on doit travailler ensemble pour y arriver. La préparation, c’est la clé! On était d’ailleurs bien organisés et tout s’est bien déroulé pour cette première expérience. Ça nous a évidemment permis de mieux comprendre comment fonctionne un festival et d’améliorer notre organisation de l’événement cette année.

Vos meilleurs coups pour cette édition?

Le groupe montréalais The Sainte-Catherines va donner leur seul spectacle en 2018 à Jonquière. On ne pouvait demander mieux! Et on a aussi The Queers comme tête d’affiche. C’est un groupe vraiment hot en région, ils ont vraiment beaucoup de punch. Ceux qui ont 35 ans écoutaient tous ça étant jeunes! C’est la première fois qu’ils vont venir au Saguenay. Notre programmation est variée, il va y en avoir pour tous les goûts.

Quel est votre plus grand souhait pour ce festival?

Je souhaite évidemment que la réponse pour cette deuxième édition soit aussi formidable que celle de l’année dernière. Et pour le futur, j’espère qu’on puisse installer une scène extérieure afin d’accueillir des milliers de festivaliers!

Le Délüge

BILLETS

Crédit photo: Étienne Dionne

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