Karim Ouellet
Entrevue

Entrevue express avec Karim Ouellet

L’album.

Alors que les fans découvraient encore les chansons de Trente, tu as lancé Aikido, un mini-album de 6 chansons, en octobre dernier. Est-ce une parenthèse, une expérimentation ou un trop plein de chansons?

Rien de tout ça. J’ai mon studio à la maison je fais de la musique à tous les jours. Je me suis retrouvé avec 2-3 nouvelles tounes que je trouvais bonnes, mais que si je les laissais dormir dans mon ordinateur je n’y retoucherais pas. En plus, j’avais jamais offert un projet gratuitement avant. Je croisais les doigts parce que j’étais nominé à l’ADISQ (finalement je n’ai pas gagné) et le timing était bon. Je voulais aussi lancer le petit message que malgré le streaming et le peu de droits d’auteur qu’on reçoit, on peut s’arrêter de pleurer deux minutes, faire de la musique et donner des cadeaux aux gens.

La composition.

As-tu changé ta manière d’écrire ou d’aborder la création d’une chanson depuis tes débuts dans la musique?

Je pense que non. J’ai pas de gros processus de création. Je prends un papier et un crayon et si j’ai de l’inspiration ça fonctionne. Je compose en solitaire et une fois arrivé à la conception de l’album, on fait ça en équipe. Ma façon de travailler demeure toujours la même. J’écris quand ça me tente. Je joue de la guitare tous les jours et je m’enregistre sur mon téléphone quand je trouve ça bon. Il n’y a pas de logique dans tout ça. J’arrive mieux à écrire des chansons quand il y a un projet attaché à tout ça; quand il y a un album à enregistrer, par exemple. J’ai de la misère à écrire sans savoir où ça s’en va.

La tournée.

On te verra partout au cours des prochains mois, avec la tournée de l’album « Trente ». Quel genre de spectacle promènes-tu sur la route en saison estivale?

Mon show a beaucoup évolué au fil du temps. Ce qui a changé le plus, c’est que je suis rendu avec plein de formules. Seul, en trio ou avec une douzaine de musiciens sur scène. Tout est possible selon l’événement sur lequel je joue. Pour les Francofolies, on va être plein de monde sur scène avec des projections vidéo, des violons, des cuivres et plein d’invités. Ça demande plus de préparation, plus d’efforts pour la mise en scène, les costumes et les éclairages.

Pour les shows dans les plus petites salles on y va en trio, parce que ça convient mieux (techniquement) et que les cachets sont plus petits. Il n’y a pas de formule que je préfère; même en trio on est des musiciens qui jouent ensemble depuis 5 ou 6 ans, alors je suis toujours dans mes pantoufles.

Rétrospective.

De quoi es-tu le plus fier, lorsque tu regardes le chemin parcouru dans ta carrière, jusqu’ici?

Un mélange de plusieurs choses. D’avoir voyagé beaucoup avec ma musique; en Europe, au États-Unis, en Amérique du Sud. D’être aux Francofolies à chaque année depuis 2011, ça aussi, c’est une sacrée fierté. De me retrouver sur des scènes où j’allais voir des spectacles quand j’étais jeune. D’être encore là aujourd’hui à pouvoir faire de la musique et des spectacles.

Les projets futurs.

Qu’est-ce qui attend Karim Ouellet et son équipe, après l’été 2017? Quels sont les projets qui sont sur la table?

Après la tournée, on a quelques spectacles en salle. Fin 2017-2018, le projet va être de sortir le dernier album en Europe. Ce n’est pas un recommencement à zéro puisque j’ai un album qui est sorti là-bas, il y a bientôt 3 ans, mais j’y suis déjà allé à plusieurs reprises et on développe à chaque fois. J’ai jamais eu d’énormes succès commerciaux en Europe, mais j’y ai fait des rencontres de gens extraordinaires. On a simplement envie de poursuivre l’aventure!


EN SPECTACLE

6 juillet @ FestiVoix, Trois-Rivières · Billets
21 juillet @ Le Festif! de Baie-Saint-Paul · Billets

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