Lydia Képinski
Entrevue

La discipline d’une musicienne marathonienne

Au cours de la dernière année, Lydia Képinski semble être devenue une étoile montante sur la scène émergente francophone. Après Cégep en spectacle, le Cabaret Festif de la relève et le Festival International de la chanson de Granby, la jeune auteur-compositeur-interprète s’apprête à prendre d’assaut la grande finale des Francouvertes.

Ses chansons aériennes et sa voix cristalline donne à son univers musical une sorte d’aura d’étrangeté qui ne fait pas l’unanimité. Pourtant, l’agenda de tournée de Lydia n’a jamais été aussi rempli. Les prochaines semaines s’avèrent un véritable marathon pour elle et son groupe. «Je le vois comme un sport, pour vrai. Faire des shows, c’est comme une discipline olympique. Avant le spectacle, il faut que je fasse mes exercices de yoga et de respiration. Pendant, j’ai une foule de choses auxquelles penser. C’est juste beaucoup de discipline pour arriver au moment, sur scène, où je peux faire ce que je veux.»

De fil en aiguille, les concerts se multiplient, et le public hors-Montréal apprend à connaître Lydia Képinski. Si les spectateurs se montrent généralement positifs et curieux envers son projet musical, elle doit d’abord faire face aux critiques du milieu artistique. «Tu sais, il y a deux types de personnes, explique-t-elle. Les musiciens qui aiment rien (qui relèvent quand il y a quelque chose de pas pire dans tes affaires)…et il y a les personnes normales, que je retrouve, entre autres, quand je fais des premières parties. Eux, sont enthousiastes et indulgents lorsqu’ils vont voir des shows!»

Après le lancement d’un EP de 4 chansons et le perfectionnement de son spectacle de 30 minutes, la jeune artiste est prête pour la suite: l’enregistrement d’un premier album complet. Aussitôt les Francouvertes terminées, le groupe entrera d’ailleurs en pré-production du disque, qui sera vraisemblablement enregistré dans le courant de l’été. Beaucoup de nouvelles chansons, un studio dans les bois et un trio de multi-intrumentistes efficace (avec Stéphane Lemieux et Blaise Borboën-Léonard), tels sont les ingrédients d’une saison plutôt occupée.

D’ici là, la finale du 8 mai prochain reste la prochaine étape à franchir pour boucler la boucle d’une année remplie de concours. Très peu stressée de l’issue de la compétition, Lydia prend le tout avec beaucoup de légèreté. «Mon historique, jusqu’à maintenant, c’est d’arriver deuxième, mais d’avoir le plus de prix. Peut-être que ça va être l’exception qui va confirmer la règle.»


EN SPECTACLE

12 mai @ Rouge Café, La Sarre · Billets
19 mai @ Festival Vue sur la Relève · Monument National, Montréal · Billets
25 mai @ Le Cercle, Québec · Billets

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