Lost Love
Entrevues

Lost Love – La musique comme mode de transport

Lost Love n’aura eu besoin que d’un EP et de tout juste cinq mois d’existence avant d’entreprendre sa première tournée américaine. À quelques jours de leur passage au Pouzza Fest, je me suis entretenu avec Guilhem, chanteur du groupe, qui m’a raconté cette aventure démarrée en trombe en janvier 2013. On a aussi un peu parlé de voyage, de tournée, du Pouzza Fest et, bien sûr, de Good Luck Rassco, ce nouvel album qui paraîtra le 25 mai sous l’étiquette Stomp Records.

Vous dites dans votre bio que Lost Love est all about les coeurs brisés, les waffle houses et les films obscurs. En quoi toutes ces choses sont-elles reliées?

Ça, c’est drôle parce que cette bio doit dater de 2014 et on ne l’a jamais mise à jour. Pour ce qui est des waffle houses, c’est qu’on aimait bien y aller – et on aime toujours ça d’ailleurs –, mais puisqu’on tourne beaucoup moins qu’avant aux États-Unis, disons qu’on fréquente pas mal moins ce genre d’endroits. Ensuite, pour les films obscurs, c’est qu’Oli, notre guitariste, est un véritable expert de ce genre de films, ce qui fait en sorte que sur la route, on peut avoir des discussions assez poussées sur le cinéma. Et pour les coeurs brisés, on pourrait dire que c’était pour moi une excellente source d’inspiration quand venait le temps d’écrire les textes. T’sais, les hauts et les bas des ébats amoureux de ma jeune vingtaine, haha!

J’ai écouté Clay Turris, le premier extrait de votre prochain album, et j’y ai aussitôt remarqué une touche de Weezer. Est-ce qu’on peut dire qu’il s’agit d’une grosse influence pour vous?

Sans dire que c’est une influence majeure, on pourrait dire que c’était plutôt le genre de vibe qu’on voulait aller chercher avec cet album-là. On avait envie de quelque chose d’un peu plus catchy, un peu plus pop, mais sans dénaturer notre son punk. Ça peut paraître un peu cliché de dire ça, mais en vieillissant, on écoute moins de musique agressive ou abrasive et ça se reflète dans nos compositions.

Comment s’est déroulée votre expérience en studio: vous y êtes-vous pris de manière différente pour enregistrer cet album?

Oui et pour plusieurs raisons. D’abord, en 2016, on a eu un genre de 4 mois de tournée de fou. On a fait un mois de tournée au Canada qui s’est terminé par un show au Pouzza pour ensuite repartir aussitôt pour un autre mois de tournée en Europe. En revenant, on a joué au Rockfest et on a tout de suite enchaîné avec 59 shows en 61 jours aux États-Unis. Résultat: en revenant de tout ça, notre guitariste Marc-André a décidé qu’il ne voulait plus faire ça de sa vie – on peut le comprendre, il faut admettre que ça a été plutôt éreintant – donc on est entrés en studio à trois membres. Après, je sais jouer de la guitare, mais disons que je ne suis pas Yngwie Malmsteen, donc on a engagé un ami pour jouer la majorité des parties de guitare sur l’album. Et pour terminer, Hugo Mudie nous a proposé d’inviter Alex Ortiz (We Are Wolves) à mettre sa touche un peu partout sur l’album, question de varier les sons de guitare. Il est débarqué au studio avec un arsenal de pédales d’effets et c’est ce qu’il a fait. C’est Adrian Popovich qui a enregistré le tout et c’était vraiment cool de travailler avec lui.

L’album sera disponible le 25 mai, est-ce qu’il y a une tournée de lancement qui vient avec ça?

D’emblée, l’album ne sera pas encore sorti, mais on jouera au Pouzza Fest le samedi 19 mai sur la scène extérieure, juste avant nos bons amis Chixdiggit. Aussi, je vous le dis d’avance, gardez un œil sur votre téléphone le vendredi parce que ça se pourrait bien qu’on prenne part à un autre show ce soir-là. Je lance ça comme ça… Sinon, à la fin du mois de mai, on part en Europe pour une tournée de 16 dates et, le 13 juillet, on sera à l’Esco pour le lancement officiel de Good Luck Rassco. Ensuite, de juillet à septembre, on se promènera un peu partout en Ontario et au Québec.

En terminant, si on te demandait de quoi tu es le plus fier par rapport à tout ce qu’a fait Lost Love, tu répondrais quoi?

Hum… t’sais, dès le départ, on avait un objectif clair en formant le band: faire de la route le plus rapidement possible et le plus souvent possible. Cinq mois plus tard, j’étais assis sur une plage en Virginie avec d’autres gars du band et on attendait l’heure du show pour monter sur scène. Je disais: «Vous rendez-vous compte qu’il y a cinq mois, on n’avait pas écrit une seule toune et là on tourne aux États-Unis?» Et les souvenirs du genre se sont rapidement accumulés: la fois où on jouait en République Tchèque dans une auberge de jeunesse, ou à Hambourg, sur un bateau, ou quoi encore… Je pense que c’est de ça dont je suis le plus fier, de pouvoir faire de notre musique un mode de transport et d’en garder de si beaux souvenirs.

EN SPECTACLE

19 mai @ Pouzza Fest, Montréal · Billets
13 septembre @ L’Anti Bar & Spectacles, Québec · Billets

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