Mon Doux Saigneur
Entrevue

Mon Doux Saigneur – Expérience immersive

Mon Doux Saigneur, retenez bien ce nom, car vous risquez de l’entendre souvent dans les prochains mois. En plus, c’est notre artiste du mois!

Le projet musical du jeune Montréalais Emerick Saint-Cyr Labbé retient l’attention et le lancement de son premier album complet est à la fois l’aboutissement d’un long processus, mais aussi le début d’une toute nouvelle aventure. Sobrement intitulé Mon Doux Saigneur, cette nouvelle parution a tout ce qu’il faut pour charmer la critique et conquérir un plus large public.

Extrêmement talentueux, le musicien a été découvert en 2015 lors de la sortie de son premier EP. Depuis, ses chansons se sont taillées une place de choix sur les ondes des radios alternatives et étudiantes du Québec. Fort de cette reconnaissance, Emerick s’est rendu jusqu’en finale des Francouvertes lors de l’édition 2016, ce qui lui a valu une tournée dans quelques festivals de la province ainsi qu’une signature chez la renommée étiquette de disques Grosse Boîte.

Entrevue avec le musicien à la veille d’un moment charnière de sa carrière!

Tu tournes déjà beaucoup sur les radios étudiantes depuis un petit bout de temps, tu as fait les Francouvertes l’an dernier et tu es maintenant signé chez Grosse Boîte, tout ça avec seulement un EP de 5 chansons lancé en avril 2015. Es-ce que tu t’attendais à un tel succès ou c’est plutôt une surprise pour toi?

Quand j’y pense, pas vraiment! Je suis heureux d’y être parvenu aussi rapidement, mais ce fût quand même long. J’avais déjà l’idée d’avoir un groupe de musique à 12 ans; c’est écrit dans mon album de finissant de sixième année. Je me demande d’ailleurs comment la question était posée. Probablement quelque chose du genre: «Quel métier aimerais-tu exercer plus tard?» ou pire encore…

Ton projet initial était un truc solo qui s’est aujourd’hui transformé en band complet. Que représente ce changement pour toi? Est-ce que cela influence ta façon d’écrire ou de livrer ta musique?

Oui, en effet. En partie parce que je peux commencer une chanson à partir d’une idée de quelqu’un d’autre. Ça fait du bien. Je peux littéralement partir d’un groove de drum, par exemple. Je me sens plus fluide en musique depuis que le band est steady et que chacun connaît son rôle. Le studio s’est avéré une super école pour mon oreille et j’ai vraiment eu beaucoup de plaisir. Mon propre rôle s’est redéfini, je sens que j’ai moins besoin de diriger. Avec les boys, on communique dans un langage ma foi mystérieux et c’est à travers nos dialogues que l’on dessine nos tounes. On peut presque conceptualiser une chanson sans avoir besoin de toucher les instruments. L’expérience nous indique ce qu’on a réellement envie de jouer.

Je pourrais dire: «Hey les boys, j’ai envie de faire un beat avec un Hawaiian feel, métissé avec une ligne de basse reggae!» Et ça va groover! Nous sommes capables d’aller loin. Parfois, on aimerait faire de la musique plus standard aussi. Ça peut être sexy, le country, si tu changes quelques affaires aux bons endroits. Avant, je faisais seulement guitare sèche et voix: on appelle ça du folk un peu dépassé. Maintenant, je peux surfer sur une chanson qui parle autant par ses arrangements que par ses refrains, peu importe. J’ai le goût que ça parle aux cœurs et pas trop aux cerveaux.

Dans le même ordre d’idées: sur ton premier EP, tu traites de thèmes assez personnels et introspectifs. Est-ce que l’on peut s’attendre à la même chose pour l’album?

Le EP était riche en introspection c’est vrai. Je devais commencer par là, je suppose. L’album est tout aussi profond, mais ça se veut plus upbeat. J’avais le goût de jouer de la musique comme ça.

Comme je l’ai mentionné plus tôt, tu travailles maintenant avec un groupe complet. Mon œil aguerri a immédiatement repéré quelques visages connus de la scène locale. Peux-tu nous présenter ton groupe et nous en dire un peu plus sur le processus qui a mené à cette sélection?

Mandela Coupal-Dalgleish, Étienne Dupré, Eliott Durocher-Bundock et David Marchand sont mes potes. Des bêtes. Nos vies influencent notre musique, de la même façon que notre musique influence nos vies. Ce sont des gens qui gravitaient déjà autour de moi lorsque j’ai fait mes premiers shows. Le choix a donc été facile lorsque le moment est venu de choisir des musiciens.

Sur ton Bandcamp, tu décris la musique de l’album Mon Doux Saigneur comme de la guit-mots-vie-mangues. Peux-tu nous expliquer un peu plus concrètement ce que tu veux dire par là?

Manger une mangue mûre, c’est comme faire l’amour. La vie, c’est unanime. Les mots, c’est intéressant. La guit’, c’est la vie.

Finalement, peux-tu me décrire une performance live de Mon Doux Saigneur en trois mots?

Full-body experience


EN SPECTACLE

15 septembre @ La Taverne, Saint-Casimir
7 octobre @ Le Petit Chicago, Gatineau
13 octobre @ La Petite Boîte Noire, Sherbrooke
14 octobre @ Le Mouton Noir, Val-David

Billets en vente ici!

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