Mute
Entrevues

Mute – Retour vers le futur

Bien qu’on en parle un peu moins souvent, les musiques punk et métal ont un passé digne de mention au Québec. Ayant connu des beaux jours dans les années 80 avec des groupes comme Voivod et GrimSkunk, la scène locale québécoise est encore et toujours un terreau fertile pour la relève.

Encore aujourd’hui, avec une carrière qui va bien au-delà des limites géographiques de la Belle Province, d’autres vétérans continuent de laisser leur marque sur un genre qui a connu plusieurs transformations au fil du temps. Avec de nombreuses années d’expérience et plusieurs centaines de spectacles à son actif, les gars de Mute sont, à juste titre, considérés comme de véritables piliers.

En prévision de sa prestation au festival Envol et Macadam, voici une entrevue avec Étienne Dionne, chanteur et batteur du groupe.

Dans les derniers mois, vous avez diffusé une série de mini-documentaires, réalisés par Alex Bergeron, portant sur la création de votre album Remember Death. Peux-tu nous en dire un peu plus à propos de ces vidéos et nous expliquer d’où vient l’idée?

Je crois que de faire des vidéos sur le processus de composition et d’enregistrement permet aux fans de mieux comprendre la démarche créative du groupe. On en avait fait pour l’album précédent, Thunderblast, et on a décidé d’en faire une nouvelle série de cinq pour Remember Death. On a fait les choses un peu différemment cette fois-ci en ciblant parfois une seule chanson par épisode.

Dans une entrevue parue dans La Presse en octobre 2016, tu disais qu’en raison de l’état actuel de l’industrie du disque, Remember Death serait probablement votre dernier album. Question en deux temps: comment vous ajustez-vous à cette situation et… y aura-t-il un autre album de Mute?

On s’est ajusté en créant des produits physiques plus attrayants. Par exemple, nos cds on un emballage grand luxe qui va vraiment plus loin que le cd habituel. Même chose pour nos vinyles. On a fait une vidéo expliquant les dessous de la création de la pochette. Concernant le futur, comme nous avons un nouveau guitariste qui compose beaucoup, ça serait fou de ne pas profiter de son talent! Dans l’éventualité d’un nouvel album, celui-ci ne sera peut-être pas disponible en version physique.

Vous cumulez actuellement près de 20 ans de carrière et plus de 600 shows. Quel est selon toi le secret d’un bon show?

C’est une recette qui inclut les ingrédients suivants: un bon son, un bon setlist, une bonne salle, mais surtout une bonne interaction avec la foule! Bref, on ne peut jamais vraiment prévoir si ça va être un bon spectacle mais on a souvent des signes qui nous disent si ça va en être un mauvais!

Vos feuilles de route sont impressionnantes, vous avez déjà joué avec Bad Religion, The Offspring, NOFX, Rise Against et plusieurs autres. Est-ce que c’est encore intimidant de jouer aux côtés de légendes du punk rock?

Il m’arrive encore d’être fébrile avant un concert, mais l’expérience me permet cependant de mieux contenir cette excitation. Je crois que ça prouve seulement que c’est important pour moi de bien faire les choses encore aujourd’hui.

Que se passe-t-il de bon sur la scène punk rock à Québec? As-tu des coups de cœur?

Oui bien sûr! Les gens de partout dans le monde connaissent la scène punk rock québecoise. On a d’excellents bands punk rock à Québec. Allez écouter Our Darkest Days, Hate it Too, Fullcount, Achigan et Still Insane!

EN SPECTACLE

8 septembre @ Envol et Macadam
Avec Propagandhi, H2O, The Hunters et Portland!

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