Salomé Leclerc
Entrevues

Salomé Leclerc – Le vent dans les voiles

Figure connue de la relève musicale québécoise, Salomé Leclerc a un parcours artistique ponctué de prestations au Québec et en Europe, avec une visibilité qui ne cesse de croître. Avec ses nombreuses mentions d’honneur et 10 000 albums vendus pour son premier opus, Sous les arbres, et un grand succès pour son deuxième, 27 fois l’aurore, elle est présentement en enregistrement pour son troisième album, qui paraîtra cet automne.

Quoi de neuf, cet été?

Je me promène pas mal, quand même. Je n’aurais pas cru que mon été aurait été aussi comblé que ça. Je suis allée faire Petite-Vallée la semaine dernière et j’ai participé au spectacle Une fois six avec Louis-Jean Cormier, Ariane Moffatt, Marie-Pier Arthur et plusieurs autres. C’était un spectacle où on se payait la traite: on jouait quelques-unes de nos chansons, en étant notre propre house band. On se promenait d’un instrument à l’autre pendant le spectacle; c’était un gros gros gros party ! Je suis vraiment en mode «festival» ces temps-ci. Au Festif!, j’ai présenté mon propre spectacle, qui est temporaire, car cet automne il y a la sortie de l’album. À ce moment-là, on va monter le vrai show avec lequel je vais faire la prochaine tournée. Ça va être un show duo et c’est la première fois que je me permets ça. C’est guitare, kick et contrebasse; c’est un beau défi, une nouvelle couleur. On revisite mes chansons et on en fait des nouvelles.

Comment se passe l’enregistrement du troisième album?

Je le termine présentement et il me reste des petits trucs à enregistrer; ça commence à ressembler à quelque chose! La sortie va se faire le 12 octobre prochain. Pour ce qui est de la tournée, on n’a pas de dates fixes pour l’instant; ça va avoir lieu à partir du milieu de l’automne. Plus de musiciens et des setups d’éclairages plus pensés que cet été. J’aime les festivals aussi, c’est juste un mood différent.

As-tu des collaborations avec d’autres artistes qui s’en viennent?

Ce n’est pas une collaboration à proprement parler, mais je vais participer au spectacle hommage à Richard Desjardins. On en a présenté un le 25 juin à Gatineau et le 21 juillet un deuxième à Baie-Saint-Paul avec Yann Perreau, Stéphane Lafleur, Philippe Brach et plusieurs autres. C’est un projet en parallèle avec mon album.

On te compare souvent à Ariane Moffatt. Aimerais-tu plutôt te démarquer de son style ou ça te convient?

Disons que ce n’est pas désagréable de se faire comparer à elle. Et je peux comprendre, un peu, surtout avec la voix et le côté multi-instrumentiste. Sur une scène, on peut jouer autant de la guitare, du drum et du piano. Je pense que c’est juste naturel de comparer, même quand ça ne se ressemble pas tant que ça. Même moi, quand je vais parler d’un nouvel artiste à un ami, je vais chercher une référence. Donc non, ça ne m’embête pas du tout!

Tu as gagné de nombreux prix en 2015, dont le prix Félix-Leclerc et plusieurs autres. Comment perçois-tu la réception de tous ces honneurs-là?

C’est certain que l’on ne s’y attend pas. C’est vraiment des grosses tapes dans le dos. Des fois, on a tellement la tête dans nos trucs qu’on n’a pas vraiment de recul. Juste le fait de recevoir des mentions, ça confirme que nos choix sont bons et qu’on s’en va à la bonne place. Par contre, ce n’est rien pour se péter les bretelles! Ça nous donne envie de continuer comme on le fait et c’est vraiment encourageant. Ça permet aussi de rencontrer du beau monde; si je pense au prix Rapsat-Lelièvre, c’est un prix collaboration entre la Belgique et le Québec qui m’a permis de rencontrer l’équipe là-bas et les artisans du milieu. C’était une belle opportunité.

Donc, tu n’as jamais en tête la possibilité de gagner des prix lorsque tu es en processus de création?

Je vais dire la phrase classique que les artistes disent quand ils montent chercher leur prix dans les galas du genre de l’ADISQ: on ne fait pas de la musique pour les prix, donc quand on s’en fait remettre, c’est juste vraiment le fun. C’est un peu, parfois, par surprise. Ce sont de belles surprises qui jalonnent le chemin d’un artiste.

Tu es connue au Québec et en France, sur quel territoire vas-tu plus mettre ton énergie?

La France, je la développe depuis le premier disque; j’ai toujours pris ça comme un plus. J’ai toujours été impressionnée par le fait de faire six heures d’avion pour atterrir quelque part où tu n’es jamais allée. Tu rentres dans une salle et il y a 200 personnes qui sont là pour t’accueillir et écouter ton show. C’est vraiment pour l’expérience, je ne veux pas me mettre de trop gros objectifs. Il n’y a tellement rien d’acquis, non plus! Je suis consciente que l’une des clés, c’est de s’installer là-bas. Pour l’instant, je ne souhaite pas m’installer à long terme en France, mais je peux y aller de temps en temps dans le cadre de festivals ou de tournées européennes. Le Québec, j’ai commencé ici, je suis installée ici, j’ai donc envie d’en donner autant, sinon plus.

En spectacle

25 août @ Le Zaricot, Saint-Hyacinthe · Billets
14 septembre @ Café Culturel de la Chasse-Galerie · Billets

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