Sébastien Gagnon
Entrevues

La Bête: flatter l’émergence dans le sens du poil

Saint-Hyacinthe a beau être reconnue pour son agriculture, elle ne souffre pas pour autant d’une carence en projets musicaux. Une poignée de jeunes passionnés, dont fait partie Sébastien Gagnon, travaille en amont pour faire rayonner cette émergence.

Ils sont six, et sous la bannière de «La Bête», ils organisent des soirées mettant en vedette une pléiade de talents prometteurs. Le tout se déroule majoritairement sur la scène du bar le Zaricot, l’un des châteaux forts du milieu culturel de la ville, aux abords de la rivière Yamaska. Soucieux de prêter main forte aux artistes émergents, ils offrent aussi un service de booking et de gérance. Si leur mission s’échelonne sur l’année entière, elle prend tout son sens lors de l’Agrirock, un festival de musique prenant l’affiche à chaque automne, lorsque septembre revient faire rougir les feuilles.

Afin de démystifier la scène musicale de Saint-Hyacinthe, autrefois désignée comme le Liverpool du Québec, nous avons posé quelques questions à Sébastien, gérant de tournée et programmateur des activités de La Bête (et par extension, de l’Agrirock).

Comment définirais-tu le rôle de La Bête dans la ville de Saint-Hyacinthe?

Ça serait sans doute la mise en valeur de la culture et la musique émergente dans la ville et aussi autour de Saint-Hyacinthe; parce qu’il y a une belle culture constamment sous-estimée. On est la grosse plate-forme émergente de la place. Il faut dire que c’est une ville assez «mononcle», mais qui a un côté très étudiant. Nous sommes moins actifs durant la période estivale, mais le restant de l’année, les choses se passent.

Quelle sont les choses que tu aimes, et celles que tu n’aimes pas de ta ville?

J’adore le Zaricot. J’adore le public et le fait qu’on a une belle scène musicale. Il y a beaucoup de membres de groupes actifs qui sont natifs de Saint-Hyacinthe. Il y a une scène intéressante, même si elle évolue parfois un peu ailleurs.

Ce que j’aime moins, c’est les barrières établies par la Ville. On n’a pas le soutien le plus enthousiaste qu’on pourrait avoir par rapport aux idées et aux idéaux qu’on a. Je ne blâme pas directement la Ville, mais la manière dont c’est structuré, qui fait en sorte que l’on doit faire face à plusieurs obstacles lors de l’élaboration de nos projets.

Comment arrivez-vous à recruter un public fidèle dans la population maskoutaine?

C’est une petite ville, alors on sait exactement qui est le public cible. Les gens nous font confiance, avec La Bête. Ils se disent que même s’ils ne connaissent pas les groupes qu’on présente, si c’est nous qui les avons booké, c’est que ça doit être bon. Les soirées découvertes au Zaricot sont très importantes aussi.

Aurais-tu un souhait à formuler pour La Bête et l’Agrirock, pour le futur proche?

On a de plus en plus de beaux projets, comme la scène avec le Pantoum qu’on a présenté au Festif! de Baie-Saint-Paul. On veux faire d’autres collaborations comme ça. On veut beaucoup de monde, beaucoup de fun et on a des petites surprises dont on est très fiers, qu’on va pouvoir dévoiler sous peu. Je suis très content du vendredi soir de l’Agrirock, entre autres. On prévoit un gros party et on veut que ça continue comme ça!

La 5e édition de l’Agrirock aura lieu du 28 au 30 septembre prochain. Billets en vente ici!

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