Yann Perreau
Entrevues

Yann Perreau – En attendant la suite

Yann Perreau est un gars relax, ça ne surprendra personne. Mais force est de constater qu’il passe un été 2018 qui est tout autant relax. À la fin de sa tournée pour Le fantastique des astres, l’auteur-compositeur-interprète a un calendrier anormalement allégé pour ce temps de l’année, et ce, jusqu’à l’automne.

C’est au lendemain de la carte blanche donnée à Patrice Michaud, présentée sur les plaines d’Abraham dans le cadre du Festival d’été de Québec, que j’ai communiqué avec le dynamique chanteur.

Détendu, Yann, qui a mis en scène ce grand spectacle, parlait de sa veillée comme d’une soirée au bureau.

«C’était un moment charnière pour la carrière de Patrice et c’était un moment unique, mais on met ça dans notre tiroir et on se prépare pour le prochain.»

Mais la scène des plaines, Yann, c’est quand même mythique, non? Y’a pas comme une adrénaline dont il faut dégriser après?

«C’est sûr qu’on n’a pas des centaines d’occasions dans une carrière de chanter en français devant autant de gens, mais on monte sur scène avec la même énergie que si on jouait devant 200, 300 personnes.»

Puis, Yann prend une pause et revient à la question.

Yann Perreau

«À la limite, on a peut-être moins de feedback de la foule sur un gros show comme hier parce que le retour du public est plus diffus que quand tu donnes tout dans une petite salle, là, c’est direct.»

Un gars pas stressé, qu’on disait. Perreau est déjà prêt pour la suite et regarde en avant pour finir sa tournée, qui aura duré deux ans, et pour clore son association avec Michaud après une demi-douzaine de dates.

«Il reste aussi quelques spectacles avec le collectif hommage Desjardins, on l’aime-tu!» ajoute-t-il, bon vendeur.

Dans quelques semaines, Yann Perreau décompressera également sur le fleuve, entre Montréal et Québec, alors qu’il participera pour une troisième année au Défi kayak Desgagnés au profit de Jeunes musiciens du monde.

«J’avais jamais vraiment fait de kayak avant de m’embarquer là-dedans, je l’ai toujours fait pour la gang et la cause. Mais au début, tu te rends compte que tu peux pas te lancer n’importe comment dans un kayak, surtout sur le fleuve, mais je pense que je l’ai pogné, là!»

Un autre genre de défi attend aussi Perreau. Cet automne, il animera pour la première fois un gala, le Premier Gala de l’ADISQ, succédant à Sébastien Diaz qui assurait l’animation depuis deux ans. Perreau partagera la scène avec Marie-Mai pour cette soirée.

«Après la tournée, je vais avoir un peu de temps pour essayer de composer de la musique pour les tounes que j’ai commencé à écrire. On va prendre ça relax et c’est vraiment après le gala que je vais me remettre en mode création.»

Sans rien promettre, le musicien envisage déjà qu’un album pourrait voir le jour d’ici la fin de 2019 ou du moins au tout début de 2020. Avec les projets qui se multiplient et les tournées qui s’allongent, Perreau est cependant conscient qu’une attente de 3 ou 4 ans entre chaque album peut sembler longue pour les amateurs. C’est pourquoi il proposait plus tôt cette année le EP Voyager léger.

«Ce n’était pas la première fois que je faisais ça [sortir un EP]. C’est une bonne manière pour sortir des tounes inédites et d’essayer des arrangements, de donner une couleur différente à ce que je fais d’habitude. Ça donne du nouveau stock pour les fans, ça nous fait du nouveau matériel à ajouter au show et ça me donne un break avant de revenir avec un album complet et cohérent», résume le chanteur.

À voir les standards de qualité qu’il maintient depuis ses débuts, on n’a pas d’autre choix que de saluer la manière avec laquelle Yann Perreau entretient sa créativité.

À la prochaine, Yann.


EN SPECTACLE

3 août @ Pavillon récréatif, Les Cèdres · Billets

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