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Un nouvel album et une année chargée pour Boundaries!

Depuis 2014, cinq musiciens issus de la ville de Québec tâchent de se bâtir une solide réputation sur la scène punk hardcore. Le quintette BOUNDARIES, formé de Maxime Maltais (voix), Olivier Roy (basse), Antoine McNulty-LaSalle (guitare), Louis Ladouceur (guitare) et Alexandre D-Drouin (batterie), propage à chaque spectacle son énergie rafraîchissante et ses riffs percutants.  

En 2018, le groupe exportait pour la première fois sa musique en Europe grâce à une tournée aux côtés des Australiens Deez Nuts et des Américains Trash Talk. Après la parution d’un EP en 2014 et d’un premier album en 2017, les voici sur le point d’offrir Turning Point à leurs fans le 12 avril prochain. Si la dernière année fut haute en couleur pour le groupe, 2019 promet d’être renversante. Entretien avec Olivier Roy à propos du passage à la vitesse supérieure de BOUNDARIES.  

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2018 a été une grosse année pour BOUNDARIES avec une tournée européenne et l’enregistrement de votre deuxième album. C’est épuisant ou motivant un horaire aussi chargé?

À un mois de la sortie de l’album, je t’avouerai qu’on est assez vidés! Mais comme on n’a des choses qui s’en viennent, on n’a pas le choix de garder notre drive au maximum. C’est certain que ça fait beaucoup comme on est un groupe indépendant, mais c’est le fun et gratifiant de tout faire de A à Z.

Le 12 avril prochain paraîtra Turning Point, votre nouvel album.  En quoi se distingue-t-il de votre premier?

Premièrement, au niveau sonore, je trouve qu’il capture mieux l’énergie et l’aspect dynamique du band en live. On a avait plus de temps pour travailler les tones de basse, de drums et de guitare. Je trouve qu’on a réussi à être plus fidèle à ce que les gens peuvent entendre en spectacle. Notre premier album, c’était notre première expérience en studio, donc c’était plus essais et erreurs. Alors que là, on avait plus de contrôle. Tout le monde est plus confiant sur son instrument et aussi à l’écriture, on avait une direction précise en tête. Donc en général, c’est juste une meilleure version de ce que les gens ont déjà entendu de notre part. Les deux années de création entre le premier et le deuxième album ont permis de vraiment solidifier les liens entre les membres du band, surtout grâce à nos nombreux shows.

Comment s’est déroulée votre tournée en Europe l’année dernière? Prévoyez-vous répéter l’expérience?

C’était surréel! Oui, on avait fait beaucoup de spectacles au Québec. Et comme ici la population est plus dispersée et le marché plus petit, on  faisait souvent des spectacles durant 2-3 jours d’affilée. Mais ils ne nous étaient jamais arrivés de jouer 17 shows en ligne… encore moins dans un autre pays! On était accompagné par des bands comme Deez Nuts, avec lesquels on n’aurait jamais pensé pouvoir jouer. La réponse du public là-bas, c’était fou! Il y a 300-400 personnes par soir, donc pour un band qui était relativement inconnu là-bas, disons qu’on est arrivé par la grande porte. On attend juste d’y retourner!

Vous avez aussi tourné avec le groupe américain Trash Talk en Europe. Pensez-vous conquérir le pays voisin un de ces quatre?

C’est sûr qu’on est ouvert à tout! On va aller à la vitesse des opportunités que l’on reçoit et qui font du sens. Mais je pense que pour nous, ce serait bien de continuer retourner aux endroits qu’on a déjà visités comme l’Europe, mais aussi dans la province ici. On a hâte de présenter notre nouveau matériel à la maison! Question de solidifier nos bases, avant de penser à défricher un nouveau territoire qui est vraiment très grand.

Sur vos médias sociaux, vous annoncez d’emblée que 2019 sera encore plus intense que 2018. Que prévoyez-vous accomplir au courant des 12 prochains mois?

Quelques spectacles qui sont déjà annoncés pour 2019 sont certainement les plus gros qu’on aura faits comme tête d’affiche jusqu’à présent. On vivra aussi notre premier passage au Club Soda à Montréal cette année.  Il y a aussi notre lancement qui aura lieu le 20 avril à la salle Multi Méduse à Québec qui est le plus gros spectacle qu’on aura jamais produit. C’est clair que notre but c’est aussi de retourner en Europe cette année, deux fois plutôt qu’une si c’est possible. Y’a définitivement des belles affaires qui s’en viennent pour nous!

Le milieu du rap québécois, qui était plutôt underground avant, connaît une montée de popularité impressionnante depuis quelques années. À votre avis, le punk pourrait-il réussir à se tailler une place de choix dans l’univers musical de la province un jour?

Je pense que rien n’est impossible! Je me souviens qu’ il y a quelques années, il y a eu une vague de groupes comme Alexisonfire, Cancer Bats et Billy Talent qui tournaient non-stop. Ces groupes-là ne proposaient pas à mon avis de la musique commerciale – la majorité de ces bands-là criaient dans nos oreilles – et ça passait quand même à la télé et à la radio.

Parlant d’Internet, est-ce la meilleure façon de se faire connaître de nos jours quand on est un groupe indépendant?

Je pense que pour un band comme nous, Internet est vraiment important. Mais ce qui est encore plus important, c’est ton show live. Il faut jouer le plus possible, et quand on joue, c’est de tout donner pour convaincre les gens qui sont là. Sinon, c’est évident que les systèmes de streaming comme Spotify prennent de plus en plus de place. On a d’ailleurs été chanceux de se retrouver sur quelques-unes de leurs playlists avec nos deux derniers singles. En tant que band indie, tu ne peux pas ignorer ces plateformes-là, ni essayer les combattre. Les disques, ça ne vend presque plus. Y’a une petite résurgence du vinyle qui est très cool, mais le futur c’est vraiment Internet, avec YouTube et les plateformes d’écoute en ligne. Il faut avoir une présence sur les réseaux sociaux et sortir de la musique à un rythme qui fait du sens pour que le monde ne t’oublie pas.

Finalement, on ne voudrait pas raviver les vieilles rivalités Montréal-Québec, mais honnêtement, la scène hardcore, c’est mieux dans votre patelin ou dans la métropole?

C’est sûr que comme on vient de Québec, il n’y a rien de mieux pour nous que de jouer à la maison. À Québec spécifiquement, il se passe définitivement de quoi de spécial depuis les dernières années avec notre présence, celles de Get The Shot, Mute et Caravane, mais aussi la venue de nouveaux groupes qui se forment. Mais pour être bien honnête, oui, la scène musicale de Québec est le fun, mais il se passe quelque chose au Québec au grand complet et c’est très cool!

BOUNDARIES sera de passage à Shawinigan le 23 mars prochain à la microbrasserie Le trou du diable. Sur scène, ils seront accompagnés des groupes Dirt Cannon et Northwalk. Un spectacle endiablé à ne pas manquer!  

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